Le père Sophrony et les moines bénédictins de Saint-Wandrille :

rencontres et prières

Je ne connaissais pas le starets Silouane dont je ne soupçonnais pas même l'existence, mais qui a surgi un jour dans ma vie puis, avec un doux entêtement, est revenu à plusieurs reprises jusqu'à ce que sa paternité s'impose à moi et que je la reçoive. Il m'avait si bien « apprivoisé » que lorsque vint le moment de prononcer mes premiers vœux (1984), le désir de placer ma vie de moine sous sa paternité fut tel que j'ai demandé à mon abbé la bénédiction de recevoir le nom nouveau de Silouane. Je percevais en lui, ramassée et continuée de façon unique dans la profondeur de son expérience intérieure, l'expérience multiple et typique des saints Pères de toujours et de partout.

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