Du 30 avril au 3 mai 2026, s'est tenu, dans le cadre magnifique du château de Mesnières-en-Bray (Seine-Maritime) le 18e congrès orthodoxe en Europe occidentale. Placé sous l'égide de l'Assemblée des évêques orthodoxes en France (AÉOF) et organisé par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, ce congrès a permis à près de 300 participants de se rassembler pour trois jours de fête, de prière et de réflexion. Issus de différentes régions de France, mais aussi d'Allemagne, de Belgique, d'Espagne, des États-Unis, de Géorgie, de Lituanie, de Pologne, du Royaume-Uni, de Suisse et d'Ukraine, les congressistes ont réfléchi sur le thème « 'Ne crains pas, crois seulement !' Espérer dans un monde en crise ».
La revue Contacts, partenaire de la Fraternité orthodoxe depuis les origines, présente ici les actes du congrès, ainsi qu'elle l'a toujours fait à partir du premier rassemblement de 1971.
Nous publions le mot d'ouverture du métropolite Dimitri (Métropole de France, Patriarcat œcuménique), suivi des textes des trois conférences principales. Tout d'abord celle de Georges El Hage, enseignant-chercheur en théologie à l'Institut catholique de Paris, engagé dans la formation biblique des jeunes adultes en région parisienne. Il a exposé, avec vigueur mais non sans humour, comment, selon les Écritures et la Tradition ecclésiale, l'amour et la peur ne peuvent cohabiter. Il a notamment souligné que la tendance naturelle à se plaindre, enracinée dans la peur de la mort, a pour antidote l'action de grâce.
Le second texte est tiré du témoignage émouvant de la pasteur et écrivaine suisse Lytta Basset sur ce qu'elle nomme « la vie invincible ». Après la perte brutale de son fils, elle a pu reprendre pied dans la vie en nouant avec son fils défunt un lien nouveau et vivant qui lui a fait prendre conscience que, parce que le Christ est ressuscité, les défunts continuent leur existence au-delà de la mort. Dans un langage et à partir d’expériences qui peuvent parfois dérouter la sensibilité orthodoxe, la pasteure montre comment l’espérance chrétienne peut s’articuler avec le processus de deuil.
La troisième conférence reproduite ici a été donnée par le théologien américain Aristotle Papanikolaou, enseignant à l’Université de Fordham (New York) et animateur du site Public Orthodoxy. Il y montre comment il est nécessaire de dépasser la crainte non seulement pour pouvoir entrer librement dans le processus de la déification en Christ, mais aussi pour en témoigner dans un monde qui ne partage pas la même foi.
En alternance avec les trois conférences se sont tenues trois séries d’ateliers dont nous proposons ici les comptes rendus qui nous sont parvenus. Ces sessions ont permis aux participants d’échanger en plus petits groupes, autour de divers thèmes : exégèse biblique, questions pastorales, éthiques, liturgiques, etc.
Nous proposons ensuite à la lecture un extrait de la pièce « Quitte », représentée lors du congrès. Sous la conduite d’Audrey Barrin, dramaturge, la troupe a imaginé et mis en scène des conflits herméneutiques fictifs, mais non moins rocambolesques, autour du récit d’Abraham.
Notre volume se poursuit avec les homélies prononcées lors du congrès : celle du père Peter Sonntag lors de la première Divine Liturgie présidée par le métropolite Joseph (Métropole roumaine d’Europe occidentale et méridionale) qui a pris la parole à l’issue de la célébration ; celle de Sophie Clément Stavrou, professeure de grec à l’Institut Saint-Serge, lors de la Liturgie du dimanche de l’Aveugle-né. L’ensemble est clôturé par l’allocution conclusive de Daniel Lossky, secrétaire général de la Fraternité orthodoxe.
À tous nos lecteurs, nous souhaitons un bel été, dans le sillage de l’effusion pentecostale de l’Esprit.
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