Le Concile de Crète a eu lieu, les problèmes restent

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine les suites du Concile panorthodoxe de Crète (2016) à travers le prisme des tensions entre les patriarcats de Constantinople et de Moscou. Relevant du commentaire analytique, il s'attache à expliquer les raisons de la non-participation de l'Église orthodoxe russe à ce concile et à évaluer les conséquences ecclésiologiques de cette absence. L'auteur montre que la conciliarité, telle qu'elle est comprise et pratiquée au sein de l'Église russe, demeure problématique, et que le boycott du Concile révèle des divergences profondes sur la nature même de l'autorité conciliaire dans l'orthodoxie contemporaine. L'apport de l'article réside dans son analyse critique des dynamiques interorthodoxes, mettant en lumière les obstacles structurels et ecclésiologiques qui compromettent l'unité de l'orthodoxie mondiale et questionnent la portée normative du Concile de Crète.

Le Concile panorthodoxe qui s'est tenu en Crète en juin 2016 est devenu historique. Pour tous ceux qui ont pris part aux préparatifs longs, laborieux et parfois dramatiques – et même pour ceux qui l'ont attentivement suivi – il est assez difficile de reconnaître que le Concile appartient au passé. Cependant, un mois n'est pas une distance historique très grande et il est encore difficile de parler du Concile sans émotion. Une analyse approfondie du Concile est pour plus tard.

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