Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Noël Ruffieux examine la préparation, la tenue et la réception du Concile panorthodoxe, conçus comme un processus unique et indissociable. Adoptant une approche historique et ecclésiologique, l'auteur retrace cent dix ans de gestation conciliaire, des encycliques du patriarche Joachim III en 1902 aux conférences préconciliaires des années 2000, en montrant comment les bouleversements politiques du XXe siècle ont constamment entravé le projet. Il examine ensuite les questions non résolues concernant la composition du Concile, ses procédures de décision et l'actualisation de ses documents préparatoires. L'apport principal de l'article réside dans l'articulation entre conciliarité et réception : celle-ci exige l'association du plérôme — évêques, clercs et laïcs — à l'ensemble du processus, une réponse aux défis contemporains de l'Église, et la reconnaissance d'une légitime diversité entre Églises locales dans l'accueil des décisions conciliaires, sans que l'unité de foi en soit compromise.
Avec la bénédiction et à la demande de l'archevêque Gabriel de Comanes – à qui je souhaite de retrouver pleinement la santé au service de l'Église –, je vais reprendre la tâche qui lui avait été confiée pour le début de ce colloque : parler de la préparation et de la réception du Concile.
Préparation et réception sont étroitement liées. Nous avons une vue historique de la préparation, quoique elle ne soit pas encore terminée. Des questions sur le déroulement du Concile ne sont pas encore résolues. Au-delà de sa tenue, nous ne pouvons qu'espérer sa réception par tout le corps ecclésial en dessinant quelques conditions de cette réception. Préparation, tenue, réception forment un unique processus, si l'on admet – selon son nom grec – qu'un concile est un synode, un chemin que l'on parcourt ensemble du départ à l'arrivée.
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