Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Pierre Sollogoub examine la question de la réforme du calendrier liturgique orthodoxe, et plus particulièrement la divergence des dates de Pâques entre les Églises chrétiennes. Relevant d'une étude historique et théologique, il retrace les fondements bibliques et conciliaires du comput pascal depuis le Concile de Nicée (325) jusqu'aux débats préconciliaires contemporains. L'idée centrale est que le comput pascal orthodoxe, fondé sur le calendrier julien, s'est progressivement écarté de la décision de Nicée, laquelle définissait la date de Pâques indépendamment de tout calendrier, à partir de données astronomiques. L'article démontre que les divergences actuelles résultent d'un malentendu historique et non d'une prescription canonique, et que le recours aux données astronomiques permettrait de rétablir une date commune. L'apport principal réside dans la clarification technique et théologique du comput pascal, dissociant la décision nicéenne de ses applications calendaires ultérieures.
On se souvient que la question du calendrier était à l'ordre du jour de la première session préconciliaire de Chambésy en 1976. Un dossier assez complet avait été publié, ainsi qu'un texte de synthèse accepté par tous les participants. Il faut reconnaître que, depuis, la question s'est plutôt enlisée dans des débats passionnels et peu théologiques ni scientifiques, malgré plusieurs rencontres qui ont cherché à l'aborder de façon approfondie. Il est donc important que, à l'occasion de la reprise du processus préconciliaire, l'Église dans son ensemble s'interroge de nouveau sur les raisons des divergences de calendrier, et en particulier sur la date de Pâques. Comment se fait-il que, alors que le premier Concile œcuménique qui s'est réuni à Nicée en 325 a défini la manière de déterminer la date de Pâques, l'Église soit incapable de statuer sur cette question soulevant des débats passionnels ? …
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