Vladimir Lossky et le témoignage de l'orthodoxie universelle

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Michel Stavrou, professeur à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, porte sur la figure et l'œuvre du théologien orthodoxe Vladimir Lossky. L'étude retrace le parcours intellectuel et ecclésial de Lossky dans le contexte de son exil en France, en examinant notamment son engagement au sein de la confrérie Saint-Photius. L'auteur analyse la cohérence interne d'une pensée théologique entièrement orientée par la conviction que la foi orthodoxe possède une dimension universelle irréductible. L'idée centrale est que la synthèse néo-patristique élaborée par Lossky repose sur une conception de la catholicité entendue comme unité mystérieuse de l'un et du multiple, indissociable d'une exigence de mission ecclésiale. L'article contribue ainsi à éclairer la réception de la théologie orthodoxe en Occident au XXe siècle et la portée universelle que Lossky entendait lui conférer.

À maintes reprises, nous avons proclamé que le premier devoir religieux de l'émigration russe est la mission de l'orthodoxie parmi les peuples d'Occident.

V. Lossky

Par le rayonnement de ses études et notamment de sa Théologie mystique de l'Église d'Orient, Vladimir Lossky apparaît sans conteste aujourd'hui comme l'un des théologiens orthodoxes majeurs du XXe siècle. Toutefois, son engagement personnel en faveur de la reviviscence de l'orthodoxie en Occident – comme signe de l'universalité catholique du christianisme orthodoxe – est beaucoup moins connu. En abordant ce dossier qui témoigne de la vitalité de la communauté orthodoxe russe au XXe siècle, je voudrais montrer que la vie et l'œuvre théologique de V. Lossky révèlent précisément de manière cohérente une quête inlassable d'universalité, mais d'une universalité concrète que l'Église appelle la catholicité, donc une recherche de la catholicité ecclésiale manifestée dans le mariage tenté entre orthodoxie et société occidentale.

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