« Ne crains pas, aie confiance ! »

Présentation de l'article établie par la revue Contacts
Cet article de Georges El Hage explore la relation entre la crainte, l'espérance et l'amour dans la tradition biblique et théologique orthodoxe. Prenant la forme d'une conférence à caractère méditatif et exégétique, il part du constat anthropologique que la plainte constitue une réaction naturelle face à l'impuissance humaine devant la mort. L'auteur parcourt les différentes significations de la crainte de Dieu, de l'Ancien Testament au Nouveau Testament, en montrant comment l'Incarnation et la Résurrection transforment radicalement le rapport de l'homme à Dieu : la théophanie terrifiante cède la place à un Dieu qui se donne dans l'Eucharistie. L'apport théologique principal réside dans la redéfinition de l'espérance chrétienne, non comme attente linéaire ou cyclique, mais comme confiance ontologique fondée sur la nature aimante de Dieu, antidote à toute forme de gnosticisme contemporain qui défigure l'Église.

En France, il est souvent dit que râler est un sport national. Il existe un grand nombre de références littéraires associant le fait de râler à l’acquisition d’un esprit critique. Je vous renvoie à Voltaire : dans Candide, l’auteur se moque de l’optimisme naïf et met en scène un regard constamment distancé sur le monde. Dans Le Misanthrope de Molière, Alceste passe son temps à dénoncer l’hypocrisie sociale et à se plaindre du comportement des autres. Les philosophes français sont connus pour le courant déconstructiviste, jusqu’à la fête nationale, en France, qui se trouve confondue avec la prise de la Bastille. Les congrès organisés par la Fraternité orthodoxe depuis 1971 ne sont pas en reste, lorsqu’ils critiquent le nationalisme dans le monde orthodoxe.

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