La place de l'Esprit Saint dans l'œuvre de P. Evdokimov

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Michel Stavrou (Institut Saint-Serge) propose une étude systématique de la pneumatologie de Paul Evdokimov à travers trois axes : la place de l'Esprit Saint dans l'Église, dans l'économie du salut et dans le mystère trinitaire. L'approche est analytique et critique, s'appuyant sur l'ensemble de l'œuvre d'Evdokimov ainsi que sur ses sources — Boulgakov, Lossky, Afanassieff, Philarète de Moscou. L'idée centrale est que la kénose constitue le fil conducteur de cette pneumatologie : l'Esprit Saint s'efface volontairement pour révéler le Fils, participe silencieusement au mystère de la Croix et agit comme principe actif de toute l'économie salvifique. L'apport théologique de l'article est double : il situe Evdokimov dans la tradition néo-patristique russe tout en formulant des réserves précises sur le néologisme de « Spirituque », jugé théologiquement problématique et sans fondement scripturaire ou patristique.

L'Esprit Saint a toujours été plus ou moins l'enfant déshérité de la théologie et la dynamique de l'Esprit une vision d'épouvante pour les théologiens.

Voilà ce qu'écrivait il y a exactement soixante ans le théologien réformé suisse allemand Émile Brunnert († 1966). Certes, le vaste mouvement, au XXᵉ siècle, d'une redécouverte de l'Esprit Saint dans toutes les branches de la théologie vient aujourd'hui avec bonheur démentir ce propos ancien. Mais il a fallu pour cela le rayonnement des travaux de plusieurs grands théologiens au rang desquels, je crois, nous pouvons placer Paul Evdokimov.

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