Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Sandrine Caneri examine les sources juives de la liturgie byzantine à travers une étude comparative des deux traditions liturgiques. L'auteure adopte une approche historique et théologique, croisant sources rabbiniques, patristiques et liturgiques pour mettre en évidence la continuité entre le culte synagogal, la liturgie familiale juive et les offices byzantins. L'idée centrale est que la liturgie chrétienne orientale — dans sa double dimension de Divine Liturgie et de Liturgie des heures — hérite profondément du culte du Temple, des cycles de prière quotidiens, hebdomadaires et annuels du judaïsme, ainsi que des berakhot. L'article montre notamment les correspondances entre l'orthros et les vêpres byzantins et les offices juifs du matin et du soir, et analyse la relation entre shabbat et dimanche comme huitième jour eschatologique. L'apport principal réside dans l'ouverture de pistes de recherche permettant de mieux comprendre l'identité propre de la liturgie byzantine à partir de son enracinement sémitique.
Plus personne aujourd'hui n'ignore les liens étroits qui existent entre la liturgie juive et la liturgie chrétienne, si nombreuses ont été les études tant du côté des Églises d'Orient que d'Occident qui font état des sources juives de nos diverses liturgies. Comment pourrait-il en être autrement, puisque notre tradition chrétienne est issue du judaïsme, et que les traces liturgiques qui nous sont rapportées dans le Nouveau Testament viennent pour leur grande majorité de la tradition juive.
Une connaissance plus approfondie de la théologie liturgique du judaïsme et de ses symboles ainsi que du contenu des prières et bénédictions juives peut nous ouvrir des voies nouvelles dans la compréhension de la prière chrétienne des Églises d'Orient incluant l'ensemble de sa tradition de prière : la liturgie des heures et la liturgie eucharistique.
La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.