Le temps du Buisson ardent
Celui qui passe, et qui nous fait signe de le suivre à travers l'espace qu'il ouvre ainsi, est lui-même un envoyé ; il le dit avec une limpidité qui ne peut qu'attirer l'attention, en nous encourageant à élargir, autant que possible, notre capacité de perception. Perception qui doit d'ailleurs être d'autant plus subtile, plus vigilante, que nous nous trouvons devant des choses qui nous sont offertes d'une manière humble. Lui-même, le père Jean – pour rappeler rapidement ce que nous avons vu dès le début – est dans son identité même plutôt indescriptible, indéfinissable, insaisissable. Ce n'est pas tant un sujet qu'un passant, pas tant un visage qu'une présence, pas tant un nom qu'un porteur de sur-nom, celui de Jean l'Étranger.
