Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article prend la forme d'un témoignage personnel du père Élie, higoumène du monastère Saint-Georges de Deir-el-Harf au Liban, sur la figure du père André Scrima, son père spirituel et guide fondateur de la communauté monastique à partir de 1959. À travers des extraits de lettres et d'homélies du père Scrima, l'auteur restitue les grandes lignes de sa spiritualité : la conception du moine comme pèlerin, l'importance de la maturité dans la foi, la charité et le discernement, la primauté de l'humilité et de la confiance en la miséricorde divine. L'article offre un apport à la fois hagiographique et théologique, en documentant l'enseignement d'un maître spirituel orthodoxe du XXe siècle dont l'influence s'est exercée au Liban comme en Occident, et dont la pensée s'enracine dans la tradition patristique, notamment chez Maxime le Confesseur.
Le père André Scrima était notre père spirituel. Nous étions au début de notre chemin monacal lorsqu'il nous est arrivé de par la grâce de Dieu, et c'est lui qui nous a initiés à la vie monastique traditionnelle selon les Pères de l'Église.
Parler du père André n'est pas si facile. Sa personnalité exceptionnellement riche ne manquait pas de paradoxes. Et c'est pourquoi – il faut le dire – il était controversé.
D'aucuns ont dit de lui que c'était un homme « terrible », d'autres qu'il était « redoutable ». D'autres « arrogant » même. Car il ne ménageait personne et ne mâchait pas ses mots quand il le fallait. Sa parole était alors vraiment dure, quelquefois sarcastique, touchant le fond, le « vrai » des choses, pour réprimander ou redresser.
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