La place de l'Église orthodoxe dans la construction européenne
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la place de l'Église orthodoxe dans le processus de construction européenne, à partir d'une conférence prononcée en 2000 par la théologienne laïque Elisabeth Behr-Sigel. Adoptant une approche réflexive et personnelle, l'auteure retrace d'abord l'histoire de l'exclusion des pays orthodoxes de la construction européenne d'après-guerre, héritée des décisions de Yalta et de la guerre froide. Elle analyse ensuite les tensions révélées par la crise du Kosovo, qui a cristallisé l'opposition entre une vision occidentale de l'Europe et les sensibilités orthodoxes. L'article soutient que l'orthodoxie ne constitue pas un obstacle à l'unité européenne, mais une composante spirituelle et culturelle à part entière du continent. S'appuyant sur les positions du patriarche Bartholomée Ier et sur le dialogue œcuménique, il plaide pour une Europe intégrant ses deux traditions chrétiennes, orientale et occidentale, comme condition d'une unification authentique et durable.
Une remarque préliminaire avant de me lancer dans cette aventure périlleuse : je m'exprimerai ici – je tiens à le souligner – en temps que membre de l'Église orthodoxe, mais strictement en mon nom personnel. Théologienne orthodoxe laïque, je m'efforce de penser ma foi dans la communion de l'Église. Rien ne me désigne cependant pour parler en son nom. Ce que je dirai est le fruit d'une réflexion personnelle induite par votre questionnaire. Réflexion que je veux honnête mais qui est certainement incomplète et qu'il s'agit d'approfondir, de structurer et d'éclairer. Tel sera le but de l'entretien qui suivra mon exposé.
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