La personne en société : le travail, l'argent

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article propose une étude exégétique du travail et de l'argent dans le Nouveau Testament, conduite par un professeur de lettres à partir d'une lecture directe des textes scripturaires. L'auteur identifie trois voies de salut économique hiérarchisées : la voie étroite du renoncement radical aux richesses, incarnée par le Christ et les premiers chrétiens ; la voie médiane de la gestion désintéressée des biens terrestres au service de la communauté, illustrée par Paul et l'économat monastique ; enfin, la voie large du jeune homme riche, à la limite de la légitimité évangélique, dont le calvinisme a fourni le cadre théologique moderne. L'apport de l'article réside dans l'articulation entre exégèse néotestamentaire et histoire économique des civilisations chrétiennes, permettant d'évaluer la compatibilité de l'économie de profit contemporaine avec l'Évangile et d'interroger le positionnement de l'Église orthodoxe face aux enjeux du développement.

D'abord, il faut que je vous prévienne : je ne suis ni théologien ni économiste de profession, mais professeur de lettres. Ainsi, j'ai été le premier étonné que les organisateurs de ce congrès me demandent de traiter pareil sujet, mais il m'a été répondu que l'on attendait, justement, que ce propos soit envisagé par un simple laïc. Je me suis soumis, et j'ai accepté de relever le défi.

Pour une question de pareille importance, il était primordial, me sembla-t-il, de retourner à l'Evangile et j'ai ainsi relu le Nouveau Testament, que je citerai dans la traduction œcuménique de la Bible, la TOB.

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts