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Nicolas Berdiaev

Articles publiés (2)

Le problème de l’Orient et de l’Occident chrétiens dans la conscience religieuse de Vladimir Soloviev
N° 173 · 1996

Cet article de Nicolas Berdiaev examine la pensée de Vladimir Soloviev sur la relation entre le christianisme oriental et occidental. L'étude adopte une approche à la fois historique, philosophique et théologique, retraçant l'évolution de la conscience religieuse de Soloviev depuis ses affinités slavophiles jusqu'à sa vision apocalyptique finale. L'idée centrale est que Soloviev, en dépassant l'opposition entre slavophilisme et occidentalisme, a posé le problème de la réunification des deux mondes chrétiens comme une exigence spirituelle fondamentale, fondée sur l'amour mutuel plutôt que sur des accords institutionnels. Berdiaev montre que Soloviev a sous-estimé la dimension mystique propre à chaque tradition — la déification intérieure en Orient, l'élan amoureux vers Dieu en Occident — et que c'est dans son œuvre tardive, notamment l'« Essai sur l'Antéchrist », qu'il atteint une vision prophétique plus juste de la complémentarité des deux Églises face à la menace de l'Antéchrist et du pan-mongolisme.

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L’Ancien et le Nouveau Testament dans la conscience religieuse de Léon Tolstoï
N° 155 · 1991

Cet article présente la traduction française, longtemps inédite, d'une étude de Nicolas Berdiaev publiée à Moscou en 1912, consacrée à la conscience religieuse de Léon Tolstoï. Procédant par une analyse critique rigoureuse, Berdiaev montre que la pensée religieuse de Tolstoï, malgré ses apparences chrétiennes, demeure entièrement vétérotestamentaire : religion de la loi, de l'auto-salut et du commandement moral, elle ignore la grâce, récuse la rédemption et méconnaît la personne du Christ. Tolstoï, penseur du Père sans le Fils, rationaliste naturaliste proche du panthéisme et du bouddhisme, ne perçoit ni le mystère du mal ni celui de la liberté. L'apport théologique de l'étude est double : elle dégage avec précision la spécificité irréductible du christianisme face à tout moralisme réducteur, et elle situe paradoxalement Tolstoï comme critique providentiel d'un christianisme historique hypocrite, précurseur involontaire d'une renaissance religieuse authentique.

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