Nous achevons d’abord de publier, dans ce numĂ©ro, les communications faites au 7á” CongrĂšs orthodoxe en Europe occidentale, tenu Ă Amiens du 1á”Êł au 4 octobre 1990. Les deux textes qu’on va lire concernent les problĂšmes posĂ©s Ă la pensĂ©e chrĂ©tienne par le dĂ©veloppement actuel des sciences et techniques mĂ©dicales et biologiques. Le Docteur Claude Hiffler traite du mĂ©decin face Ă la maladie et Ă la mort; le Docteur Dominique Beaufils de la fĂ©condation in vitro et de la gĂ©nĂ©tique. La note spĂ©cifiquement orthodoxe tient sans doute Ă l’alliage de la rigueur spirituelle et de la misĂ©ricorde. Outre leur intĂ©rĂȘt ici mĂȘme, il faut savoir que ces problĂšmes sollicitent tout particuliĂšrement bien des laĂŻcs orthodoxes des pays de l’Est, qui souffrent de la sĂ©paration entre leur Eglise et la sociĂ©tĂ©.
Le patriarche Ignace IV, dans ses RĂ©flexions antiochiennes, une confĂ©rence qu’il a prononcĂ©e le 19 avril 1991, Ă l’UniversitĂ© d’AthĂšnes, Ă©tudie justement certains aspects, parmi les plus significatifs, de la relation si difficile entre Orthodoxie et modernitĂ©. Les perspectives qu’il ouvre ont souvent une force prophĂ©tique. Nous donnons enfin la traduction française, faites dĂšs 1944 par une Ă©quipe animĂ©e par Tamara KlĂ©pinine mais restĂ©e inĂ©dite, d’une Ă©tude, ou plutĂŽt de trĂšs larges extraits d’une Ă©tude de Nicolas Berdiav sur la pensĂ©e religieuse de TolstoĂŻ. Ce texte publiĂ© Ă Moscou en 1912, dĂ©gage avec vigueur, face Ă la rĂ©duction moralisante du religieux, si frĂ©quente aujourd’hui, la spĂ©cificitĂ© du christianisme.
