Notes sur la synergie
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Olivier Clément constitue une étude de théologie fondamentale consacrée au concept de synergie dans la tradition orthodoxe. S'appuyant principalement sur des sources patristiques — notamment saint Maxime le Confesseur, Nicolas Cabasilas, Grégoire de Nysse et Isaac le Syrien —, l'auteur examine la coopération entre la liberté humaine et la grâce divine. L'article s'articule autour de trois fondements théologiques interdépendants : le risque consenti par Dieu dans l'acte créateur, la synergie du divin et de l'humain dans le Christ, et une anthropologie « théandrique » articulant image, ressemblance et liberté. Clément montre que la synergie ne relève pas d'une causalité concurrente entre Dieu et l'homme, mais d'une rencontre dans l'amour, où l'humilité et la confiance constituent la réponse de l'homme à l'initiative divine. L'apport de l'article est de situer la synergie au cœur de la sotériologie orthodoxe, en dialogue avec Berdiaev, ouvrant sur une dimension eschatologique et créatrice.
Saint Paul parle de l'homme comme synergos, collaborateur du Christ, et bien des paraboles de l'Évangile évoquent cette « synergie » : notamment la parabole du semeur, où il appartient à l'homme d'épierrer et de labourer la terre pour qu'elle reçoive pleinement le bon grain et porte des fruits au centuple.
I. Dans la tradition orthodoxe — et ce sera mon premier point — la synergie se fonde sur trois thèmes théologiques étroitement liés :
Comme tout est circulaire (je pense à la formule d'Évagre : « Dieu donne la prière à celui qui prie »), je serai amené à me répéter.
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