Allocution à la Cathédrale Notre-Dame, 5 juin
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article reproduit l'allocution prononcée le 5 juin 1983 par le patriarche Ignace IV d'Antioche à la cathédrale Notre-Dame de Paris, lors d'une rencontre avec le cardinal Jean-Marie Lustiger. Le texte prend la forme d'un discours solennel adressé à un auditoire catholique français. Le patriarche y expose la position œcuménique du patriarcat d'Antioche en articulant deux voix complémentaires : celle d'un chef d'Église orthodoxe non grecque et non slave, héritière d'une tradition biblique et liturgique syro-palestinienne, et celle d'un arabe chrétien engagé dans les réalités du Proche-Orient contemporain. L'apport théologique principal réside dans la reformulation des conditions d'une réconciliation catholico-orthodoxe fondée non sur des ajustements doctrinaux préalables, mais sur la restauration d'une communion dans l'amour, à partir de l'héritage commun des sept conciles œcuméniques, et dans une conception du primat romain comme service fraternel plutôt que comme pouvoir juridique.
Eminence, frères et sœurs bien-aimés en Christ, C'est avec une grande émotion que je m'adresse à vous dans cette cathédrale où bat le cœur de Paris, le cœur de la France, même si Paris et la France ne savent plus toujours où est leur cœur. Marie, la Mère de Dieu très pure nous réunit. Elle est l'image de l'Eglise. Elle couvre le monde de son manteau de larmes et de lumière: à l'abri de ce manteau, nous ne sommes plus séparés.
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