Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article propose une méditation théologique sur le verset johannique « Dieu n'a pas envoyé son fils dans le monde pour juger, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3,17). Rédigé par une psychologue convertie à l'orthodoxie, il articule une réflexion spirituelle et anthropologique sur la relation entre jugement, haine de soi et salut. L'auteure soutient que la tendance humaine à se juger et à se croire jugé constitue le principal obstacle à l'accueil de l'amour divin. S'appuyant implicitement sur Maxime le Confesseur, qui voit dans la croix le « jugement du jugement », elle montre que le refus d'être aimé sans condition représente la forme contemporaine du reniement. L'apport de l'article réside dans sa mise en dialogue de la psychologie moderne et de la théologie patristique, proposant l'acceptation humble de l'amour libérateur comme véritable ascèse chrétienne.
« Dieu n'a pas envoyé son fils dans le monde pour juger, mais pour que le monde soit sauvé par lui ».Jean 3, 17.Cette affirmation, seule, le Christ pouvait la faire et — paradoxalement — elle est ahurissante venant de lui. Comment peut-il ne pas juger, lui qui va — à cause de ce monde — y œuvrer, y vivre, déclencher amour et haine et y laisser sa vie ? Engagé jusque-là et ne pas juger, ne pas condamner, ne pas réprouver, seul, il aurait eu le droit de juger, condamner, réprouver. Si ces demandes, ces appels, nos rencontres avec lui dans nos vies sont souvent à rebours, imprévues, imprévisibles, déroutantes, il faut lui reconnaître que, dans sa vie terrestre, il vécut de même. Naïveté inconsciente cette affirmation ? Non pas ! puisqu'en disant qu'il ne juge pas, il sous-entend qu'il y aurait peut-être bien matière à le faire... …