Avenir et signification de la Diaspora Orthodoxe en Europe Occidentale
Un journaliste qui rendait compte du premier congrĂšs orthodoxe en Europe occidentale, celui d'Annecy, en 1971, eut cette rĂ©flexion : « C'est une fĂȘte de famille ». Et c'est vrai que nos congrĂšs sont d'abord des fĂȘtes de famille, oĂč nous venons souvent en famille; oĂč nos enfants et nos adolescents jouent ensemble, les uns avec des jouets, les autres dĂ©jĂ avec la vie; oĂč nous sommes heureux, tout simplement, d'ĂȘtre ensemble dans une certaine lumiĂšre, nous qui, si souvent, souffrons de notre isolement, d'abord en tant qu'orthodoxes, c'est-Ă -dire membres dans nos pays d'une minoritĂ© assez rĂ©duite, Ă la fois repliĂ©e sur elle-mĂȘme et comme Ă©clatĂ©e, ensuite parce que nous vivons aujourd'hui dans une civilisation de la solitude et, comme l'a dit un grand spirituel serbe contemporain, une « civilisation de la mort ». âŠ
