Quelques aspects de l'art de l'icône
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Philip Sherrard, traduit et adapté par Olivier Clément, propose une étude approfondie de la nature et de la fonction de l'icône dans la tradition orthodoxe. Prenant pour point de départ la popularisation contemporaine de l'icône, l'auteur montre les limites d'une approche purement esthétique ou historique. L'idée centrale est que l'icône ne peut être comprise qu'à l'intérieur de la totalité liturgique de l'Église : art liturgique par essence, elle exprime et communique les mystères de l'Incarnation et de la Transfiguration, et prépare le fidèle à la participation eucharistique. L'article analyse ensuite le programme iconographique de l'église orthodoxe comme image de l'univers et de l'homme intérieur, avant d'examiner les canons formels qui régissent la création des icônes. L'apport théologique réside dans l'articulation entre forme iconographique, dogme christologique et vie spirituelle de l'iconographe.
Depuis quelques décades, les icones sont à la mode. Le temps n'est plus où l'on dénigrait cet art pour son manque de perspective ou son ignorance de l'anatomie. Maintenant, on salue en lui l'une des formes significatives de l'esprit européen. Des livres aux illustrations somptueuses le présentent, les musées et les galeries d'art sont fiers de l'exposer. L'icone est devenue rentable pour les marchands, utilisable pour les cartes de Noël, un bon sujet de conférence dans les instituts où l'on étudie les plus subtiles manifestations de notre culture.
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