Le père Boris Bobrinskoy :

un pasteur aimant et exigeant

Je me souviens de ce petit garçon de dix ans qui venait de perdre son père. Sa mère l'amenait à l'église pour se recueillir devant le cercueil de ce père qui ne lui appartenait déjà plus. Le petit garçon ne comprenait pas réellement l'étendue de ce qui se passait ; la prise de conscience de la mort et de la séparation ne viendra que plus tard. Ce qui restera gravé à jamais dans sa mémoire est le père Boris s'avançant vers lui, l'accueillant, lui prenant la main, le menant vers le cercueil puis lui proposant de l'entendre en confession. Tout le reste est dans le brouillard. Cette main, ensuite, le père Boris ne la lâchera plus ; elle le guidera dans sa vie d'adolescent, d'homme, de jeune marié, de père, de prêtre.

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts