L'union de Lyon (1274-1281)

sept ans d'épreuves pour l'Église byzantine
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
L'article de Michel Stavrou porte sur l'union de Lyon (1274-1281), épisode de l'histoire des relations entre les Églises byzantine et latine demeuré largement méconnu. À travers une étude historique et théologique, l'auteur analyse les conditions dans lesquelles cet accord fut conclu, principalement sous l'impulsion politique de l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, soucieux de protéger son empire face aux menaces occidentales. L'article examine la faiblesse de la préparation doctrinale de cette union, la brutalité de sa mise en œuvre partielle à Constantinople et les résistances qu'elle suscita parmi les défenseurs de l'orthodoxie. Il retrace également les circonstances de son abandon en 1281, sous l'effet conjugué de l'opposition des confesseurs orthodoxes et du désengagement du pape Martin IV. L'apport de l'article réside dans la mise en lumière des dérives que peut engendrer toute instrumentalisation politique du dialogue œcuménique.

À l'occasion du 750ᵉ anniversaire du deuxième concile de Lyon (1274), nous souhaiterions rappeler ce que représenta, dans l'histoire de l'orthodoxie, le projet d'union des Églises qui y fut officiellement mis en acte. Cette décision, prise conjointement par le pape Grégoire X et par l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, correspondait-elle réellement à ce que nous comprenons aujourd'hui, dans l'espace du dialogue œcuménique, par le syntagme d'« union des Églises » ?

Nous voudrions tenter de répondre à cette question en retraçant les épisodes complexes et souvent violents d'une histoire trop mal connue.

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