Le Concile de Moscou et l'organisation ecclésiale de la diaspora russe en Europe dans les années 1920-1930


Si réunir un nouveau concile local de l'Église orthodoxe sur le territoire de l'Union soviétique devint chose impossible durant les années 1920-1930 (les deux Conciles du schisme de la Rénovation, en 1923 et 1925, étant considérés comme « anti-canoniques »), dans l'émigration russe la situation s'avéra toute différente, « la tradition conciliaire y connut un développement spécifique », faisait remarquer l'historien Mikhail Škarovskij, en 2003, lors de l'un des premiers colloques consacrés au Concile de Moscou.Privées de contact direct avec leur primat, le patriarche Tikhon de Moscou, les communautés de l'émigration se trouvèrent pourtant confrontées elles aussi à une situation inédite, exigeant la mise en place d'une organisation ecclésiale originale. …

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