Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la réception et la mise en œuvre des principes conciliaires du Concile de Moscou (1917-1918) au sein de l'Église orthodoxe en Amérique (OCA). S'appuyant sur une approche historique et ecclésiologique, l'auteur retrace la transmission du modèle conciliaire depuis la mission russe en Amérique, sous l'archevêque Tikhon, jusqu'à l'autocéphalie de l'OCA en 1970. L'idée centrale est que l'OCA constitue un laboratoire privilégié pour évaluer l'héritage du Concile de Moscou, en ayant maintenu et développé une conciliarité inclusive associant évêques, clergé et laïcs à tous les niveaux de la vie ecclésiale. L'article identifie toutefois les limites de ce modèle face au pluralisme religieux américain, qui engendre une fragmentation des paradigmes cognitifs et spirituels au sein de l'Église. L'apport théologique réside dans la mise en tension entre conciliarité institutionnelle et Tradition vivante, à partir notamment de la pensée ecclésiologique du père Georges Florovsky.
Le Concile de Moscou (1917-1918)
Introduction
Vers la conclusion de son étude approfondie et estimée du Concile de Moscou (1917-1918), le père Hyacinthe Destivelle déclare ce qui suit :
L'application du Concile de 1917-1918 est difficile à évaluer pour deux raisons : d'une part, l'Église orthodoxe russe à l'époque soviétique était davantage préoccupée par sa survie que par sa réforme interne, et d'autre part, il est aujourd'hui trop tôt pour voir dans quelle mesure cette même Église va exploiter ce que G. Schulz appelle un « potentiel de réformes ignoré ». Néanmoins, [...] avec le maintien providentiel de l'institution patriarcale et le fonctionnement, même purement symbolique, de l'institution conciliaire, [...] l'Église russe a tiré profit de certains acquis essentiels du Concile de 1917-1918.
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