La praxis du Patriarcat œcuménique et de l'Église de Chypre face à l'ecclésiologie du Concile de Moscou concernant l'élection des évêques


Comme toute autre Église orthodoxe, l'Église de Russie a eu sa part de souffrances, de persécutions et de confession de la foi. Son histoire a vraisemblablement eu une influence directe sur son organisation et, bien entendu, sur le mode d'élection de ses évêques. Toutes les Églises orthodoxes partagent la même ecclésiologie et la même tradition canonique, étant donné qu'elles confessent la même foi et qu'elles se fondent sur le même droit canonique, mais souvent elles ne partagent pas les mêmes conditions historiques. C'est le cas de l'Église de Russie, d'un côté, et, de l'autre, du Patriarcat œcuménique de Constantinople mais aussi des autres anciens patriarcats : Alexandrie, Antioche et Jérusalem, ainsi que de l'Église autocéphale de Chypre, et, à partir du XIXe siècle, des nouvelles Églises dites nationales : Grèce, Serbie, Roumanie et Bulgarie, dont le territoire appartenait au patriarcat œcuménique, avant qu'elles ne fussent déclarées autocéphales ou patriarcats nationaux.

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