Mémoire et réception orthodoxe du Concile de Moscou de 1917-1918

un aiguillon pour vivre la conciliarité ecclésiale ?
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Michel Stavrou examine la mémoire et la réception orthodoxe du Concile de Moscou de 1917-1918, cent ans après son déroulement. Adoptant une approche à la fois théologique et ecclésiologique, l'auteur articule sa réflexion en deux temps. Il dresse d'abord un diagnostic de la crise de conciliarité qui affecte l'Église orthodoxe contemporaine à tous ses niveaux — paroissial, diocésain et interecclésial —, en s'appuyant sur l'ecclésiologie eucharistique d'Afanassieff et de Zizioulas. Il montre ensuite en quoi le Concile de Moscou, par sa volonté de restaurer la sobornost et d'associer clercs et laïcs à la vie ecclésiale, offre des pistes concrètes pour dépasser ces dysfonctionnements. L'apport principal de l'article est de démontrer que ce concile territorial dépasse son contexte national russe pour constituer un modèle de conciliarité universelle, dont l'héritage a directement nourri le renouveau théologique de l'École orthodoxe de Paris.

Alors que nous réfléchissons à la réception dans une perspective orthodoxe du Concile de Moscou de 1917-1918, il m'est difficile d'envisager ici à travers un prisme simplement historique, et encore moins politico-culturel, une évaluation de cet événement majeur. Ce qui nous importe, me semble-t-il, c'est de souligner la portée réellement ecclésiale et universelle de ce concile territorial, au-delà même de ses aspects culturels et nationaux, et ce que peut signifier le rappel de cet événement pour nous dans la situation ecclésiale qui est la nôtre un siècle après.

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