Poèmes extraits du Prologue d'Ohrid
Ô Créateur infini, devant Toi mon âme s'incline. Lorsque je prononce ton nom, je Te rends moindre, Je Te rends moindre par chacune de mes pensées. Que peut-elle la pensée face à Ton immensité ? Que peut-elle la langue quand elle doit se taire Face à l'effroi de tes montagnes et de tes abîmes ? Face à tes incommensurables hauteur et largeur, Étendue et déclivité, éloignement et profondeur, Et même ta proximité, ô Dieu, oh oui, ta proximité ! Et, miracle plus grand encore : ton humble abaissement ! En tant qu'homme Tu es venu dans notre bassesse, Tu es venu et Tu T'es étréci dans la vallée mortelle, Afin d'élever la vallée sur le toit céleste, Afin de rendre nouvelle la créature usée. De tous tes attributs ton abaissement Bloque mes pensées, noue ma bouche ! …