Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article du métropolite Georges Khodr examine le lien théologique entre la célébration eucharistique et l'engagement social de l'Église. Relevant d'une réflexion ecclésiologique et pastorale, il interroge les conditions d'une Eucharistie authentiquement vécue et ses implications concrètes pour la communauté chrétienne. L'idée centrale est que l'Eucharistie, loin d'être un rite replié sur lui-même, appelle nécessairement au service des pauvres et à un rayonnement dans la culture contemporaine. S'appuyant notamment sur la pensée de saint Jean Chrysostome, l'auteur soutient que l'Église doit se libérer des enfermements nationalistes, culturels et temporels qui la figent, afin de retrouver la dynamique transformatrice inscrite au cœur de la liturgie eucharistique. L'apport de cet article réside dans l'articulation entre dimension sacramentelle et responsabilité sociale, replacée dans la tradition patristique orthodoxe.
Y a-t-il une affinité ou une relation entre l'Eucharistie et la libération – ou la recherche de la liberté – sociopolitique ? C'est le thème de cette réflexion.
Nous sommes loin du temps où on parlait des « fruits de la communion » sur le plan personnel : croissance de la piété, purification, quand le centre du sacrement était l'individu, au point que l'on communiait, ici où là, quand on venait à l'église le Jeudi saint, sans se soucier de la liturgie... Avec l'éveil de la théologie liturgique, nous comprenons davantage l'aspect communautaire de la liturgie, le but de ce sacrement étant la constitution de l'assemblée comme Corps du Christ. Dans la liturgie se forme le peuple de Dieu, la nation sainte, comme dit l'anaphore de saint Basile.
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