Nature et personne humaine selon saint Maxime le Confesseur
Pour la pensée patristique grecque, nature et personne représentent deux aspects indispensables et mutuellement conditionnés de chaque être humain. Il n'y a pas de personne humaine sans nature ni de nature humaine sans personne. Leur ensemble constitue ce que l'on nomme « l'être de l'homme » et, en tant que tels, ils ne peuvent pas être séparés. C'est aux Pères cappadociens que revient le mérite d'avoir élucidé ces termes et d'avoir instauré ainsi la véritable base de la métaphysique chrétienne. Selon eux, lorsqu'on évoque l'être humain, on pense simultanément aux deux aspects : celui de la nature (φύσις ou οὐσία) de l'être, c'est-à-dire ce qu'il est (τί ἐστι) et celui de la personne (ὑπόστασις ou πρόσωπον), à savoir comment il est (ὅπως, πῶς ἐστι). Cependant, même si la séparation des deux n'est pas admise car elle risquerait d'estomper l'être, il est tout de même possible de les distinguer théoriquement. …