Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
This article is devoted to Alla Erofeevna Matheo (1893-1942), a little-known figure of the Russian Orthodox diaspora in France, who died in deportation under the Nazi regime. Michèle Bordier-Nikitine offers a biographical study based on archival documents presented in an appendix. The article sheds light on Alla Matheo's charitable and spiritual commitment, whose work in the service of the poor and refugees is rooted in the Orthodox tradition of the "sacrament of the brother." The central idea is that this woman, comparable to Saint Maria Skobtsova of Paris in the radicalism of her devotion, was unjustly erased from collective memory after the Second World War. From a historical perspective, the article contributes to our knowledge of the religious and social life of the Russian emigration in France, by restoring an individual trajectory emblematic of holiness lived in the ordinary practice of charity.
Présidente du Comité d'aide sociale
aux émigrés russes (1930-1939)
Alla Matheo dans son bureau de la villa de Saxe en juin 1936.
À l'occasion de son 90ᵉ anniversaire, l'ACER a rendu hommage le 6 octobre 2013 à quelques figures marquantes de ce mouvement, actives dans les années trente : figures très connues comme celle du père Dimitri Klepinine, moins connues comme celle du père Lagovsky ou injustement oubliées comme celle d'Alla Erofeevna Matheo qui pourtant développa une action sociale importante au sein de l'émigration russe à Paris avant de connaître une fin tragique. Son destin, qui devait croiser celui de mère Marie Skobtsov, présente avec ce dernier bien des similitudes si l'on s'en réfère à leur engagement profond dans l'Église, l'œuvre sociale qu'elles ont développée et le martyre qu'elles ont partagé. Mais leur prégnance mémorielle fut bien différente...
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