Les enseignements du père Alexandre


Vingt ans ont passé depuis l'assassinat de l'archiprêtre Alexandre Men. Les personnages que l'on a glorifiés à la fin des années quatre-vingts ont, pour la plupart, été oubliés – même ceux en l'honneur de qui furent érigés des monuments et qui donnèrent leur nom à des rues. Le père Alexandre est resté dans les mémoires, y compris de ceux qui ne l'ont jamais ou peu connu, comme moi. Ce n'est pas dû, bien sûr, qu'à sa mort tragique. Vingt ans après, on retient d'une personne morte avant l'heure et de mains scélérates ou bien le caractère tragique de sa mort, ou bien les affaires venant obscurcir cet événement. Aujourd'hui, beaucoup oublient que l'enquête n'est pas encore close. Et pour la plupart, peu importe l'identité de l'assassin : un ivrogne de passage, une petite frappe ou des conspirateurs profitant de la vague de la perestroïka pour tenter de révolutionner l'Église. …

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts