Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la contribution d'Élisabeth Behr-Sigel au renouvellement de la pratique hagiographique orthodoxe. À travers une étude analytique de ses écrits consacrés à des figures telles que Juliana Lazarevskaya, Marie Skobtsov, Alexandre Boukharev, Tikhon de Zadonsk et Lev Gillet, Sarah Hinlicky Wilson montre comment la théologienne a articulé ecclésiologie et hagiographie, considérant l'entrée dans l'Église comme une entrée dans la communion des saints. L'idée centrale est qu'Élisabeth Behr-Sigel a renouvelé ce genre en l'associant aux exigences de la rigueur historique moderne, incluant des personnalités non canonisées et orientant la tradition vers les enjeux du temps présent. Sur le plan théologique et œcuménique, l'article soutient que cette hagiographie rénovée offre un terrain de dialogue inédit avec les luthériens et d'autres traditions protestantes, en dissipant certaines réticences confessionnelles à l'égard du culte des saints.
Élisabeth Parmentier a examiné le milieu théologique dans lequel Élisabeth Behr-Sigel avait grandi et étudié. Comme nous le savons, Élisabeth Behr-Sigel a été baptisée et confirmée dans l'Église luthérienne d'Alsace, elle a effectué ses études universitaires formelles dans les facultés de théologie protestante de Strasbourg et Paris avant que son amour de l'orthodoxie ne la place sous l'aile de l'Église d'Orient. Nous avons commencé par montrer comment le luthéranisme fit d'une certaine manière don d'Élisabeth Behr-Sigel à l'orthodoxie. J'aimerais conclure ce colloque en réfléchissant à ce que la théologienne Élisabeth Behr-Sigel pourrait en retour apporter au luthéranisme.