Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Andrea Riccardi examine la maniĂšre dont le thĂ©ologien orthodoxe Olivier ClĂ©ment a vĂ©cu et interprĂ©tĂ© les Ă©vĂ©nements de Mai 68. Relevant d'une Ă©tude historique et thĂ©ologique, il reconstitue le double contexte dans lequel ClĂ©ment se trouvait alors : professeur au lycĂ©e Louis-le-Grand, au cĆur des agitations du Quartier latin, et thĂ©ologien engagĂ© dans une rĂ©flexion ĆcumĂ©nique avec Marie-Joseph Le Guillou et Jean Bosc. L'article montre que ClĂ©ment refuse aussi bien l'adhĂ©sion enthousiaste au mouvement que son rejet pur et simple, cherchant Ă dĂ©celer dans la rĂ©volte une aspiration mystique mal orientĂ©e. L'apport principal de l'Ă©tude rĂ©side dans la mise en regard de cette lecture critique de 68 avec les dialogues que ClĂ©ment conduit simultanĂ©ment Ă Istanbul avec le patriarche AthĂ©nagoras, figure paternelle incarnant une tradition vivante, contrepoint dĂ©cisif Ă la rupture gĂ©nĂ©rationnelle et institutionnelle que reprĂ©sente Mai 68.
1968 a été une année délicate dans la vie d'Olivier Clément. Or, 1968, ou 68, pour le dire plus vite, est devenu une catégorie politique, voire une catégorie de l'esprit. Trente ans aprÚs ces événements, Jean-Pierre Le Goff rappelle que, devant un conflit social, on se pose aujourd'hui encore la question suivante : allons-nous vers un nouveau 68 ? Les événements de 1968 représentent en France, en Europe et dans le monde chrétien une secousse qui ébranle profondément les équilibres des visions et des pensées, tels qu'ils s'étaient établis en 1945 avec la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans son ouvrage Cours vite camarade ! La génération 68 et le pouvoir, Paul Berman écrit :
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