Olivier Clément, un visage de l'orthodoxie


Θεός γάρ καί τό γιγνώσκειν φίλους Reconnaître ce qu'on aime, c'est éprouver la présence d'un dieu Euripide, Hélène (560)Comme on appelle certains pères et écrivains byzantins des « théologiens », tel Grégoire le Théologien (de Nazianze) ou Syméon le Nouveau Théologien, ainsi peut-on appeler Olivier Clément aussi théologien. Non prioritairement par le sujet et la forme de ses écrits, mais structurellement théologien par son mode unifié de penser, d'exister et d'écrire, en un mot par son pouvoir de témoigner en étant pleinement là dans ses paroles et dans ses actes, unifié dans ce qu'il dit et ce qu'il fait. Ce pouvoir – un pouvoir de l'expression en première instance – fait apparaître dans le monde des êtres et des choses un lien épiphanique ou théophanique avec le principe ou l'origine des êtres et des choses. …

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