Un grand témoin de la nouveauté chrétienne
de l'Académie française
Je me souviens. C'était en 1971, durant le Carême. J'étais prêtre depuis quelques mois et j'exerçais mon ministère dans la paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas, à Paris, tout en enseignant le grec biblique et l'histoire des origines chrétiennes à l'Institut catholique.
J'allais régulièrement écouter Olivier Clément qui, dans le cadre du catéchuménat des adultes, avait conçu une sorte d'initiation à l'expérience chrétienne, à la lumière des Pères de l'Église, d'Irénée de Lyon à Maxime le Confesseur.
Cette semaine-là, il commenta l'événement de la Transfiguration de Jésus. Avec une passion contenue, il expliquait que le mystère pascal était déjà manifesté dans cet événement et que la chair même de notre humanité était appelée, à partir du baptême, à participer à cette étonnante gloire de Dieu révélée dans le corps de son Fils.