Le Concile général de Constantinople de 1872

note introductive
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article porte sur le Concile général de Constantinople de 1872, convoqué dans le contexte de la crise ecclésiastique bulgare du XIXe siècle. Michel Stavrou propose une étude introductive accompagnée de la traduction du texte conciliaire. L'auteur retrace les circonstances historiques qui ont conduit à ce concile : la proclamation unilatérale de l'autocéphalie de l'Église bulgare et sa revendication d'un évêché propre à Constantinople, soustrait à la juridiction patriarcale locale. L'idée centrale est que ce différend ecclésiologique a conduit les Églises orthodoxes réunies à condamner le principe de l'organisation ecclésiale sur une base ethnique ou nationale, désigné sous le terme de phylétisme. L'apport de l'article réside dans la mise à disposition du texte définitionnel conciliaire, document fondamental pour comprendre la position orthodoxe sur les rapports entre appartenance nationale et appartenance ecclésiale.

Le titre même du livret officiel du patriarcat de Constantinople publiant les Actes du Concile de 1872 précise son objet : « Saint et grand Concile réuni à propos de la question bulgare ». Ce Concile est l'aboutissement d'une crise qui a mobilisé le patriarcat de Constantinople durant au moins douze ans. Il a réagi au projet sans précédent des évêques bulgares du patriarcat de Constantinople qui souhaitaient former et organiser une Église fondée sur un critère purement ethnique. Au temps de l'effondrement de l'empire ottoman et du réveil des nations orthodoxes balkaniques, le Concile entend rappeler les principes ecclésiologiques de l'Église ancienne : toute Église est organisée sur un critère territorial et non pas ethnique.

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