Le Concile de Constantinople de 1872 d'après ses Actes conciliaires
Il est incontestable que le nationalisme religieux constitue l'un des plus graves écueils pour une ecclésiologie saine. Pour l'écclésiologie orthodoxe en particulier, il s'avère être un vrai défi, étant donné qu'aujourd'hui l'Église orthodoxe apparaît aux yeux d'un observateur neutre comme un ensemble d'Églises nationales. Au cours du XXe siècle, ce défi, souvent négligé, est devenu plus évident et urgent à cause du problème dit de la diaspora orthodoxe, à savoir la réalité de plusieurs juridictions orthodoxes parallèles, notamment en Europe occidentale et en Amérique. Par ailleurs, constituant un des principaux thèmes du grand Concile panorthodoxe, toujours en préparation, le problème de la diaspora est sans doute dû au nationalisme religieux qui fragilise déjà non seulement l'unité de l'Église orthodoxe mais aussi son témoignage commun dans le dialogue avec les autres chrétiens.