Homélie pour l'Annonciation de notre très sainte souveraine la Mère de Dieu
Le nom de saint André de Crète (v. 660-740) est connu de tout chrétien orthodoxe grâce à son Grand Canon pénitentiel, lu au début du Grand Carême. Outre la richesse et la profondeur théologiques de cette homélie sur l'Annonciation, il faut souligner sa qualité littéraire. La « mise en scène » est réussie : lyrisme, fine psychologie de bon aloi chez Marie et Gabriel, mais sans curiosité malsaine ni indiscrète ; il n'est pas interdit d'y relever peut-être une touche d'humour lorsque Gabriel se demande comment ouvrir la porte. Il faut aussi souligner que la salutation de l'ange insère le verset Lc 1,42 venant de la salutation d'Élisabeth. Il semble également que la chronologie de l'incarnation n'y est pas très précise : plusieurs fois, on a l'impression que Gabriel vient lui annoncer ce qui est déjà fait, mais qui attend le « fiat » …