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Michelina Tenace

Michelina Tenace. Religieuse catholique, membre du Centre Aletti de l’Institut pontifical oriental, elle enseigne l’anthropologie dogmatique à la Faculté de théologie de l’Université grégorienne à Rome.

Articles publiés (4)

Le Concile « page d’Histoire » d’un livre ouvert sur le mystère de la Sainte Trinité et sur l’Église Corps du Christ qui « rassemble, transfigure et alimente le monde »
N° 255 · 2016

Cet article examine la signification théologique du Concile Vatican II à la lumière de la révélation trinitaire et de l'ecclésiologie du Corps du Christ. Adoptant une approche spéculative et synthétique, Michelina Tenace propose une lecture du Concile comme événement inscrit dans l'histoire du salut, dépassant sa seule dimension institutionnelle ou historique. L'idée centrale est que le Concile constitue une « page » d'un livre divin toujours ouvert, dont la logique interne ne peut être pleinement saisie qu'en référence au mystère de la Trinité et à la vocation de l'Église à rassembler, transfigurer et nourrir le monde. Sur le plan théologique, l'article apporte une relecture de l'événement conciliaire qui articule unité ecclésiale, tension historique et finalité eschatologique, offrant ainsi une grille d'interprétation susceptible de dépasser les lectures purement conjoncturelles ou polémiques du Concile.

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Feu et Esprit ou la vie d’Olivier Clément à travers une lecture anthropologique de Corps de mort et de gloire
N° 253 · 2016

Cet article propose une lecture anthropologique de l'ouvrage Corps de mort et de gloire d'Olivier Clément, théologien orthodoxe français du XXe siècle. La théologienne Michelina Tenace adopte une approche analytique et interprétative, croisant la pensée de Clément avec les catégories de l'anthropologie théologique. L'idée centrale porte sur la condition paradoxale du corps humain : soumis à la corruption et à la mort, il demeure néanmoins le lieu privilégié de la sanctification et de la résurrection, notamment par le chemin du repentir. L'article met ainsi en lumière la cohérence interne de la vision anthropologique de Clément, qui articule la réalité de la chute et l'espérance de la transfiguration. Sur le plan théologique, cette étude contribue à préciser la place du corps dans la sotériologie et la pneumatologie orthodoxes, en montrant comment chair et Esprit s'inscrivent dans une dynamique de mort et de gloire.

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La beauté dans les écrits esthétiques de Vladimir Soloviev
N° 158 · 1992

Cet article présente la synthèse de la thèse de Michelina Tenace, soutenue en 1991 à l'Université grégorienne sous la direction du Père Thomas Spidlik, consacrée à la notion de beauté dans les écrits esthétiques de Vladimir Soloviev (1889–1894). L'étude analyse quatre textes majeurs — *La beauté dans la nature*, *Le sens général de l'art*, *Un premier pas vers une esthétique positive* et *Le sens de l'amour* — à la lumière des deux concepts fondateurs de la pensée solovievienne : l'Uni-Totalité et la Divino-Humanité. L'idée centrale est que la beauté constitue chez Soloviev non un simple objet d'esthétique philosophique, mais un véritable « lieu théologique » : elle atteste la capacité de la matière à manifester le spirituel et révèle ainsi le sens eschatologique de l'histoire. L'apport de l'article est de montrer que beauté, vérité et amour forment chez Soloviev une unité indissociable, ancrée dans les dogmes christologiques de l'Incarnation, de la Résurrection et de la transfiguration.

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La beauté dans la nature d’après Vladimir Soloviev
N° 157 · 1992

Cet article présente un chapitre extrait de la thèse de Michelina Tenace consacrée à l'esthétique de Vladimir Soloviev, philosophe et théologien russe du XIXe siècle. L'étude analyse la conception de la beauté dans la nature telle que Soloviev la développe dans son opuscule éponyme de 1889. L'approche est à la fois philosophique et théologique : l'auteure expose systématiquement la vision soloviévienne d'une nature en évolution structurée en cinq règnes — minéral, végétal, animal, humain et divin — où la beauté se manifeste comme incarnation d'un principe idéal supramatériel. L'idée centrale est que la beauté résulte de l'union de la lumière et de la matière, paradigmatiquement illustrée par le diamant. L'apport majeur de l'article réside dans la mise en évidence d'une conception non évolutionniste de l'évolution, articulant données scientifiques modernes et vision mystique de la transfiguration, inscrivant ainsi l'esthétique dans une théologie christocentrique de la création et de la rédemption.

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