Une femme de dialogue, engagée dans le siècle du mouvement œcuménique
Je ne suis entré en relation directe avec Élisabeth Behr-Sigel qu'assez tard ; très tard. Bien sûr je savais qu'elle était la plus ancienne collaboratrice de notre revue Irénikon, puisque de 1935 à 1938 elle y avait publié six études d'hagiographie russe. Celles-ci remaniées et complétées, seront recueillies en un volume en 1950 sous le titre Prière et sainteté dans l'Église russe.
Je savais aussi quelque chose de son itinéraire spirituel et aussi de son amitié avec un de nos moines, dom Clément Lialine. Celui-ci était par sa mère un petit-fils du grand-duc Constantin Romanov. Dom Clément se rendait à Nancy dès avant la guerre, puis juste après la libération pour prendre part au cercle œcuménique né durant les pires moments de l'occupation allemande. Élisabeth Behr-Sigel y était la théologienne orthodoxe.
