Élisabeth Behr-Sigel « notre Dame »


Comme c'est difficile de parler d'une amie plutôt que de lui parler ! C'est encore bien plus difficile lorsqu'il s'agit d'une grande dame de taille colossale en profondeur et en valeur. Comme si sa carrure petite, éthérée et fragile lui était nécessaire pour témoigner de l'humilité profonde qu'elle vivait dans le fond de son cœur et dans tous ses propos.

À l'heure où j'écris, se projette sur mon bureau cette double dimension ; d'un côté le poids imposant d'œuvres écrites entièrement ou partiellement par Élisabeth la théologienne, et de l'autre côté, un bon nombre de lettres fines et fragiles d'écriture chevrotante comme la voix de celle qui m'appelait « ma petite espérance », traduisant mon nom de l'arabe.

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