Mère Marie Skobtsov et le père Lev Gillet


Nous avons appris récemment la canonisation, par le saint synode du patriarcat de Constantinople, de mère Marie Skobtsov et de ses compagnons, morts martyrs, c'est-à-dire témoins du Christ, dans les camps de concentration de l'Allemagne nazie, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Cette canonisation revêt un sens profond pour l'ensemble de l'Église orthodoxe, pour l'Église chrétienne en sa catholicité. Un sens qu'il nous appartient de déchiffrer et de progressivement « conscientiser ». Mais elle a aussi une signification spécifique pour notre Église orthodoxe locale, ici, en France. C'est dans cette perspective que je voudrais évoquer les liens d'amitié profonde qui unirent le père de l'orthodoxie francophone, initiateur d'une orthodoxie intégrée dans le tissu de la culture occidentale, tant traditionnelle que moderne, et la grande moniale si spécifiquement russe, et en même temps si européenne.

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