Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine l'application des décisions du Concile local de Moscou de 1917-1918 dans les statuts de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, rattaché au patriarcat de Constantinople et dont la cathédrale est située rue Daru à Paris. Procédant à une analyse canonique rigoureuse, l'auteur confronte systématiquement les dispositions statutaires de l'Archevêché — tant au niveau diocésain que paroissial — aux décrets conciliaires de 1917-1918. Il montre que ces statuts, adoptés en 1924 et révisés en 1998-1999, appliquent fidèlement le principe de conciliarité (_sobornost_) à travers des organes mixtes clercs-laïcs, l'élection de l'archevêque et l'inamovibilité épiscopale. L'apport principal de l'étude est de démontrer que la diaspora russe en Europe occidentale, empêchée en URSS par le régime soviétique, a non seulement préservé mais parfois dépassé l'héritage conciliaire de 1917-1918, en l'adaptant au cadre juridique français des associations cultuelles et au statut d'autonomie interne de l'Archevêché.
À l'archevêque Serge, de bienheureuse mémoire
Dans sa récente lettre aux évêques et aux paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, le patriarche Alexis II se référait au Concile local de Moscou de 1917-1918 comme à l'un des fondements canoniques essentiels de l'Église russe, tant en Russie qu'à l'étranger. Le patriarche soulignait ainsi l'existence, en Europe occidentale, de « formes d'organisation de la vie ecclésiale élaborées progressivement durant des décennies, dans des conditions différentes de celles de l'Église en Russie, mais sur les fondements de la même tradition canonique, exprimée dans les règles des saints conciles œcuméniques et locaux et des saints Pères, ainsi que dans les actes et décrets du Concile local pan-russe de 1917-1918 ».
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