Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article du père Ignace Peckstadt, prêtre de la paroisse flamande Saint-André à Gand, est issu d'une communication présentée lors d'un congrès orthodoxe. Relevant du genre de la méditation pastorale nourrie d'exemples personnels, il aborde la tension scripturaire entre le refus du monde et l'amour de Dieu pour lui. L'auteur soutient que le chrétien orthodoxe n'est pas appelé à fuir le monde, mais à le transfigurer en y rayonnant comme une icône du Christ. Articulé autour de la liberté spirituelle, de l'accueil de l'autre et de l'action de grâce, l'exposé montre que la vie professionnelle, familiale et liturgique forme un tout indissociable. Sur le plan théologique, il met en valeur le « sacerdoce royal » de tous les baptisés et la Divine Liturgie comme source et prolongement de toute mission chrétienne dans le monde.
Pour un chrétien, le monde reste toujours un défi ! Il reste le défi de chaque jour. D'une part, le chrétien ne peut se laisser entraîner par le courant du monde ; d'autre part, le monde est le lieu où il est né, où il grandit et où il est sans cesse appelé à témoigner de la présence de Dieu.
L'évangéliste Jean nous dit : « N'aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui, puisque tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et la confiance orgueilleuse dans les biens – ne provient pas du Père, mais provient du monde. Or le monde passe, lui et sa convoitise ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure à jamais » (1 Jn 2,15-17).