Le cœur chez Pascal et dans la tradition hésychaste

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Daniela Palasan propose une étude comparative entre la notion de cœur chez Blaise Pascal et la tradition hésychaste de l'Orient chrétien. L'approche, résolument théologique et interdisciplinaire, confronte les écrits pascaliens aux textes des Pères de l'Église orientale — notamment Grégoire de Nysse, Grégoire Palamas, Diadoque de Photicée et Marc l'Ascète — ainsi qu'aux travaux de théologiens contemporains comme Dumitru Staniloae et Paul Evdokimov. L'idée centrale est que le cœur constitue, chez Pascal comme dans la spiritualité orthodoxe, le centre intégrateur de l'être humain, siège de l'image divine, lieu de la connaissance intuitive et espace de la rencontre avec Dieu. L'article montre que la séparation entre raison et cœur est une conséquence du péché originel, et que Jésus-Christ joue un rôle de médiateur entre l'abîme du cœur humain et l'abîme divin. L'apport principal réside dans la mise en lumière de convergences profondes entre deux traditions spirituelles distinctes autour d'une anthropologie commune centrée sur le cœur.

« Tout mot peut être contesté par un autre, mais quel mot pourra contester la vie ? » Saint Grégoire Palamas

Le concept de « cœur » est l'axe autour duquel, comme nous essayerons de le démontrer, gravite l'anthropologie pascalienne. Le problème de la distinction entre la raison et le cœur occupe, nous semble-t-il, la place centrale, la plus importante, dans la pensée de Pascal². Et cette distinction est, comme nous le verrons, celle entre la connaissance discursive et celle intuitive, entre l'humain et le divin, le fini et l'infini, la géométrie et la finesse.

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