Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Panayotis Nellas propose une étude théologique consacrée à la place de la Vierge Marie dans l'économie du salut, à partir de la tradition patristique orientale, notamment Nicolas Cabasilas et Grégoire Palamas. L'approche articule christologie, anthropologie et mariologie autour de trois axes : Marie comme condition de la Révélation divine, comme coopératrice active du salut historique, et comme accomplissement de la vocation originelle de la nature humaine. L'idée centrale est que la Théotokos n'est pas une figure isolée, mais le fruit de la pédagogie divine et de la synergie humaine traversant tout l'Ancien Testament. L'apport théologique majeur réside dans la démonstration que le dogme d'Éphèse fonde un humanisme théocentrique authentique, offrant une réponse aux critiques athées du christianisme et soulignant la dignité irréductible de la liberté humaine dans l'accomplissement du dessein divin.
Dans la ligne des Pères de l'Eglise, surtout des Pères grecs, la valeur de la création se concentre et se révèle dans l'humanité du Christ. Le Fils de Dieu assume en effet dans sa chair toute chose créée, la remplit de sa vie divine, et, par sa résurrection et la diffusion de l'Esprit « sur toute chair », l'immortalise et la déifie, ce qui constitue le salut. D'autre part, la finalité propre de la création, la fin vers laquelle celle-ci tend par l'élan initial dont Dieu l'a doté, est également l'union avec Dieu, la « théosis », donc réellement la constitution du Corps du Christ : du corps concret du Christ historique, qui est le corps réel du Christ de la foi : l'Eglise. C'est pourquoi le Fils de Dieu, qui est le Fils de l'homme — « conçu du Saint-Esprit et de la Vierge Marie » …