Le sacerdoce des femmes et le mouvement œcuménique

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Vladimir Zelinsky examine la décision du Synode anglican d'ouvrir l'ordination sacerdotale aux femmes et ses répercussions sur le mouvement œcuménique. Adoptant une approche analytique et théologique, l'auteur inscrit cette décision dans un double processus de sécularisation et de repli traditionaliste traversant l'ensemble des communautés chrétiennes. L'idée centrale est que l'ordination des femmes, loin d'être une affaire interne à l'anglicanisme, fragilise les acquis du dialogue interconfessionnel, notamment le siècle de rapprochement anglo-orthodoxe. Sur le plan théologique, Zelinsky développe une ecclésiologie orthodoxe fondée sur la complémentarité des vocations pétrinienne et mariale, distinguant sacerdoce et dignité féminine. Il propose le rétablissement du diaconat féminin comme réponse préventive au défi féministe, et conclut que seul le dialogue entre Rome et l'Orthodoxie peut offrir une issue au mouvement œcuménique contemporain.

La décision prise, au début de novembre, par le Synode de l'Eglise Anglicane d'ouvrir aux femmes l'accès à l'ordination sacerdotale est, semble-t-il, une affaire intérieure de la communion anglicane. Mais le monde d'aujourd'hui, et combien plus encore le monde des événements spirituels, possède un système nerveux unique, malgré toutes ses divisions; tout se transmet et se répercute mutuellement. La « seconde réforme », comme on appelle déjà cette décision synodale, touche tout le cercle des Eglises chrétiennes qui « pérégrinent » dans la quête de l'unité et qui, dans cette quête même, semblent s'éloigner de plus en plus les unes des autres.

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