Mystagogie trinitaire des Sacrements
1.[^note-titre] Plusieurs considérations préalables s'imposent. Tout d'abord que les langues traditionnelles orthodoxes n'emploient guère le terme sacrement, introduit dans sa théologie sacramentaire par Tertullien, puis utilisé par saint Hilaire, saint Ambroise, saint Augustin. Nous parlons des saints mystères, en particulier pour la communion eucharistique (taini). La langue russe fera découler le terme tainstvo de taïna mystère.De nos jours, la théologie orthodoxe utilise dans les langues occidentales la notion de sacrement en récusant d'une part la distinction formelle et scolaire de sacrements et de sacramentaux (Boulgakoff, Afanassieff) et par conséquent, en élargissant le domaine sacramentel à la Parole de Dieu (Bible, Evangile), à l'icône, aux funérailles, voyant finalement dans l'Eglise elle-même le sacrement de la Nouvelle Alliance, donc le temps et le lieu de la grâce de Dieu sanctifiante et diviniste. Toute la vie de l'Eglise a qualité de sacrement, ses structures, le symbolisme, le langage (dogmes, prédication, etc.). …
