Prière de Jésus et combat spirituel

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Aleth Pourquery examine la « prière de Jésus » dans son contexte ascétique et ecclésial originel, en s'appuyant sur les témoignages monastiques du IVe au VIIe siècle, principalement les Pères du Désert, les Apophtegmes, Cassien, Barsanuphe, Diadoque de Photicé et Jean Climaque. L'étude montre que tous les éléments constitutifs de cette prière — humilité, simplicité, invocation du nom de Jésus — sont déjà présents, de manière disséminée, dans la première tradition monastique, bien avant leur codification hésychaste. L'auteure analyse ensuite les dérives auxquelles cette pratique est exposée lorsqu'elle est extraite de son cadre spirituel global : usage magique du nom, messalianisme, et surtout réduction à une méthode technique. L'article apporte ainsi un éclairage critique sur les appropriations contemporaines de la prière de Jésus, en rappelant que son authenticité suppose un accompagnement spirituel, l'observation des commandements et une ouverture inconditionnelle à la grâce.

La prière à Jésus est connue de nos jours sous la forme la plus courante dans l'orthodoxie : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur » ; ceci à cause des écrits des moines hésychastes du XIIIᵉ siècle, et de la notoriété en Occident des « Récits d'un pèlerin russe ». Est-ce à dire qu'elle est une prière propre aux orthodoxes ? Ce serait oublier les instructions des Pères du Désert, pères de tous les moines.

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