Jérusalem et le Patriarcat d'Antioche

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article est la retranscription d'une communication du Patriarche Ignace IV d'Antioche, prononcée en 1990 dans le cadre d'un symposium international sur la présence des chrétiens orientaux. L'auteur y examine le rôle historique et spirituel de Jérusalem comme lieu de convergence des trois traditions abrahamiques, avant d'analyser les relations entre les Patriarcats d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem depuis les origines du christianisme jusqu'à l'époque contemporaine. L'article retrace les tensions christologiques entre écoles antiochienne et alexandrine, les schismes successifs, les effets des dominations byzantine, arabe et ottomane, ainsi que le prosélytisme occidental sur les Églises d'Orient. Son apport principal réside dans la mise en perspective historique du renouveau contemporain des Églises orientales et dans la proposition d'une ecclésiologie de communion comme fondement d'un rapprochement entre chrétiens chalcédoniens et pré-chalcédoniens, catholiques et orthodoxes, dans l'espace antiochien.

J'ai parlé en chrétien. Mais je n'ignore pas que pour les juifs Jérusalem devrait être, pour citer Isaïe, « la Ville de Justice et la Cité fidèle », l'Épouse du Seigneur et la « forteresse de la Torah », ni que pour l'Islam elle devrait être Al-Qods, la Sainte, où Muhammad, durant la « Nuit du destin », fut enlevé en extase, de cieux en cieux, jusqu'à la gloire de l'Inaccessible.

Jérusalem apparaît ainsi comme le cœur de l'humanité abrahamique, en définitive comme le cœur de l'humanité toute entière puisque les révélations abrahamiques ont apporté à tous les hommes le sens de la personne en son unicité.

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